Mouvement

Il y a des photos que l’on prend et qui n’ont pas une grande importance. Ni spectaculaires, ni bien bien composées, enfin pas grand chose, de l’ordinaire, d’un endroit banal aussi. Ce petit rien effervescent, cette vague en gouttelettes, c’est bien, cette envie de la voir de nouveau qu’elle s’anime et nous inonde. Pendant ce temps, la photographie si elle est figée n’empêche rien et elle s’anime encore, et à l’infini. Je sais déjà voir ce temps figé et je m’amuse souvent à l’arrêter. pour y trouver sûrement ce qui nous anime vraiment… tiens tiens. Confiné ? Ne serait ce pas vivre avec notre fin ? Hohoooo…

Avant

Lorsque l’on me demandera, « Mais sinon l’amour pour toi ? » en ricanant peut être  en coin « Comment tout a commencé ? » Il n’y aura pas d’histoires numériques prévendues, il y aura encore un cerisier en fleur, un air de printemps, une maison biscornue, dans mes quinze ans, quelque chose d’un roman à l’eau de rose, être amoureux de la première de la classe, rien n’est écrit bien sûr, ni mon amour des textes, des beaux livres, de la belle musique celle que l’on disait maladroitement grande et qui se révèle immense.

Comme un aimant, comme un amant je crois avoir toujours suivi et suivre encore et préféré abandonner tout pour le beau et ce qui agace ma curiosité qui, si elle est un vilain défaut, me conduira sûrement à la dédicace de Vallès « A tous ceux qui nourris de grec et de latin sont morts de faim » Programme réjouissant, mais tant pis. Inadapté certainement, préférant encore, la danse des jeunes filles aux lys ou l’appel de oiseaux. Bref si un jour on me demande quoique ce soit, faites l’inverse de tout ce que je répondrai et vous serez alors en sécurité et certainement riche.

©Moi-2020