S01 – EP05 : Mytho !

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« Edith a quitté Neuilly en catastrophe à la recherche de Marie introuvable et sans nouvelles d’elle. Arrivée à Royan,  Edith fait un malaise en attendant un car. Emile Couzinet sortant des studios de cinéma et la remarquant lui porte secours, en la mettant sur le chemion de la maison de Marie,  le hasard fera qu’Edith le recroisa en cherchant où diner il jouera l’homme du monde en l’invitant,  Elle croisera Danielle Darrieu, mais une fois de retour dans la maison de Marie, où il n’y a rien no personne d’ailleurs, ses affaires on disparu et la porte n’est plus fermée à clé.. »

5 : Mythos !

Je n’ose plus bouger, j’écoute le moindre bruit, le moindre déplacement d’air, je suis un peu coincée, le souffle court, je ne pense même plus à Marie à ce moment là, je ne pense plus qu’à moi, je crois sentir une présence partout, derrière moi, il faut que je bouge, mon imagination me joue des tours, je ressors, ou alors je cours chez Emile, il m’emmera chez les flics, Je pars par où ? Je n’arrive pas à me décider il faut que je reprenne mes esprits, et j’entends une voix d’homme qui dit mon nom, « Edith… Edith t’es où… Edith c’est moi… » La voix avance vers moi,  la voix de Marcel, en reculant le long du mur je saisis une pelle et ou je ne sais quoi… Dans l’obscurité, je m’arrête et le vois passer devant de moi, je dois respirer si fort qu’il se retourne vers moi, « Ha, tu es là… » et au bord de l’hystérie je lui décoche un coup de manche sur l’épaule qui l’envoie valdinguer… Mette-vous à ma place, « Arrête, C’est moi » , Je hurle, « qu’est ce que tu fous encore là Salaud… T’approche pas »… « Edith, il ont tué Marie Sneider » la peur se change rage « fous le camp, Qu’est ce qu tu racontes.. encore tes sales histoires », je ne fais plus attention où je frappe et à force de taper dans le vide au hasard je me tords une cheville et m’affale sur le gravier devant la véranda de la maison, Marcel en profite pour me sauter dessus, là je me dis que mon heure est venue; il va me tuer à mon tour, il me retourne, « Edith laisse moi te raconter, je n’ai rien fait »… Je ne veux plus entendre ses salades, je ne sais pas ce qu’il a fait… Alors il me serre de toutes ses forces, je suis à sa merci…

« Écoute moi après je m’en vais, mais tu vas d’abord m’écouter… » Je n’ai pas trop d’autre alternatives que d’écouter. « J’ai trouvé ce boulot dans un garage porte des lilas, chez ce Lafont dont je t’avais parlé, si j’avais un boulot, tu sais bien,  on m’faisait une fleur et j’allais pas en tôle ». Je n’en peux plus d’entendre sans cesse ses histoires foireuses… Je le laisse débiter ces trucs… « Comme j’bossais bien et qu’il m’avait à la bonne quoi, il commence à me donner des boulots de chauffeurs parce qu’il  a une boite de déménagement, et qu’il met à l’abri parce que la guerre approche, du mobilier de luxe et des œuvres d’art… Tous les gusses de l’Est et les rupins de Paris. Ta tôlière, elle habitait Neuilly, boulevard Bineau, elle a revendu.. Et puis la maison de l’Est aussi elle l’a revendu, et d’où qu’il vient son pognon »? Je suis un peu prise au dépourvu, là, je ne sais pas, je ne me mêle pas de ses affaires… « Il faisait quoi son daron ? tu sais pas , j’vais te l’dire, il bossait à la banque de France et il est pas mort d’un mauvais rhume, l’or de la France à des youpins, c’est dingue,Ta Marie elle est cousue d’or, plein sa cave, sauf que le cave ils la trouvent pas»…

« Moi ce que je crois c’est que vous avez tué Marie pour ses meubles, et les revendre bandes de salauds, il me met deux gifles… Ecoute moi bien Marie, si je suis encore là, c’es qu’on a pas tout trouvè et maintenant qu’elle est morte… Hé , c’est pas moi,  Je ne sais pas comment il l’ont tué, ils ont voulu lui faire peur, et le cœur à lâché, j’en sais rien moi j’étais dans le camion, je trouvais le temps long, je suis arrivé, elle était sur une chaise, inanimée, ils l’ont prise par les pieds, et on l’a balancé à la mer, il manquait des bricoles a cause des preuves, je suis venu les rechercher et quand j’ai ouvert la valise j’ai compris que c’était tes affaires pas celle de ta patronne et il veulent aussi te buter aussi j’te f’rais dire;  Ce qui leur manque, c’est où que se trouve l’or qui a été piqué par son daron c’est un bout de celui qui est planqué en face, dans le Verdon y’a meme , Mandel le juif qui est maire par là,  regarde tu verras, ca doit partir pour les états unis… Ça va être la guerre Edith, vous alliez partir pour l’Amérique non ? Les juifs c’est comme ça, c’est des lâches, ils nous poussent à la guerre il nous piquent tout et ils se barrent »

je ne sais plus quoi dire de ce sac de nœuds, de cette histoire de complot, des horreurs qu’il raconte, de la guerre, du Marcel dans sa splendeur, il détourne tout, il me fait douter de tout, « Je ne pourrai pas les contenir, longtemps, Edith Ils savent qu’on se connaît, si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous… C’est aussi pour ça que je suis là… » Non mais là, celle la je ne sais pas où il est allé la chercher mais c’est lui le sauveur, c’est hallucinant, si ma vie est une merde sans nom, c’est lui, oui c’est lui, et il continue à m’enfoncer, là il voit que je ne débats plus, Il desserre son étreinte, se lève, et me dit où je peux le trouver, il a trouvé un petit boulot ici dans un restaurant.

Je reste étendue sur le gravier, vidée sans force, dans une confusion affolante. Il est encore en train de me pourrir le cerveau, je ne crois pas un mot de cette histoire. Le seul truc que je veux bien croire que leur superbe entreprise pleine d’avenir à mal tournée et qu’il ont tué accidentellement Marie, pire encore elle n’est peut être pas morte, on ne peut rien croire, ce sont tellement des caves, sinon comme témoin alors à mon tour, ils veulent me buter… Si Marcel voulait me buter il l’aurait fait, lui ou ses potes.. Et Lafont l’antisémite, le dingue Lafont, il y a une grande chance que toutes ses victimes soient juives, je serai prête à le parier. Il a fallu qu’il aille traîner avec ce dingue… Ce type qui est un malfrat fait mine de sauver des types de la prison et recrute sous couvert d’insertion de délinquants… J’ai envie de gerber… Il a du lire son histoire dans un bouquin ou au cinéma… Ou je suis de leur coté ou du mien mal barré… mais non je me reprends tout ça c’est du flan, à chaque fois je retombe dans le piège, c’est bidon, c’est pour me faire peur et pour éviter de balancer aux flics leurs horreurs.

Comme dit ma mère demain il fera jour du moins, je crois que je peux dormir tranquille, ce ne sera plus pour ce soir. Je monte au deuxième étage, la maison craque de tous cotés, je prends la chambre, celle avec la vue sur la mer. Une cigarette à la fenêtre, un ciel d’encre et d’étoiles, j’en avais jamais vu autant, c’est la cloche mais luxueuse pour le moment, le bruit des vagues sur les rochers au bout de la grande pelouse de ce jardin à l’anglaise, du chemin de douanier, petite brise du large, qui me donne envie de me démaquiller de me mettre en tenue super légère et m’allonger écouter la mer et caresser par le souffle délicat et humide de la mer, la peau devient fraîche, je m’évanouis à Morphée sur mer…

S01 – EP04 – Un air de vacances

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« Toujours sans nouvelle de Marie depuis le déménagement de Forbach, Edith qui s’est arrêtée à Neuilly sur seine, chez sa mère en charge de sa petite fille lulu, 5 ans, est de plus en plus inquiète surtout depuis la visite nocturne de sa chambre par deux hommes, elle prend le train pour Royan en promettant à sa mère et sa fille de revenir au plus vite ».

***

Oui, j’ai connu Royan, le Royan d’avant les bombardements, à un moment trouble, un mélange de peur de tout et de tous, les pacifistes qui ne voulaient plus y retourner et ceux qui s’y préparaient en donnant l’illusion du devoir. les rancœurs, les haines, elle étaient vivaces et jusqu’à Royan on se préparait à une nouvelle guerre, ma surprise, je ne m’attendais pas à voir ces sacs de sable, ces préparatifs défensifs et je ne sais quoi si loin de la frontière et ça au milieu de la foule des riches vacanciers du tout-Paris edes congés payés et des réfugiés de l’Est de la France. En 39, la fierté populaire du front de 36 s’est renversée. Marie qui pensait y échapper en quittant de gré la Moselle, enfin, de gré c’est vite dit, elle avait juste devancée l’appel. Elle serait quand bien même allée à Brest pour fuir au plus loin, que ça aurait été encore plus terrible. Pour vous faire une idée de Royan, faudrait prendre un peu de Deauville un peu de Biarritz, un brin angliche… J’avais marché un peu bêtement jusqu’à la gare routière, et j’attendais depuis un moment un car, il faisait une chaleur à crever et le ventre creux plus les émotions de la nuit passée où j’ai peine dormi dans ma chambre de bonne, surchauffée dès que le soleil pointe son nez et pour finir : le train bondé : ça n’a pas raté.

J’attendais en plein cagnard, quand un type, beau mec, en voiture, pas mal aussi, me demande si ça va et, je tombe sous ses yeux, comme une chiffe molle, dans les pommes. Ce type m’a ramassée puisque je me suis réveillée dans une petite pièce, enfin une petite dépendance, fraîche, mignonnette, une fenêtre qui donne sur un jardin ombragé, charmant qu’on se croirait dans du Proust, ou du Renoir, et une maison à quelques mètres recouverte de vigne vierge. Où suis-je vraiment, aucune idée… Un homme très chic, se réjouit en me voyant debout, se présente tout en s’enquérant de mon état avec la plus grande courtoisie, me propose aussi un morceau à grignoter et à boire, Je dois encore rêver, prince charmant et domestique, oui je dois dormir. Je n’avais pas la tête à me méfier, et lui pas la tête à être du genre méfiant, une bouffée de bonheur. Le type est scénariste, producteur, réalisateur holà, c’est une maison qui n’est pas à lui mais il y travaille tranquille sans être dérangé, sur un film, pour ses studios de cinéma de Royan. « Je connais pas », il me parle du casino, « je connais pas », beaucoup d’informations à la seconde. « Hollywood sur gironde c’est ici » qu’il me dit en riant. Et vous qu’il me demande

Du coup je lui raconte mes histoires ancillaires, ma patronne injoignable et le blabla, et que je le remercie bien, et que je suis gênée pour tout ce qu’il a fait, et qu’il me répond toutes les amabilités chrétiennes. Je lui demande où se trouve cette adresse, la maison de Marie. Coup de bol, je ne suis plus à Royan, mais dans les environs de Saint Palais sur mer, 10 bornes plus loin environ, mais heureusement ma presque destination. Coup de bambou, j’ai dormi une poignée d’heures. Il ne connaît pas la rue, mais le nom  lui rappelle le type qui a fait construire une chapelle, dans le quartier du Platin, ce n’est pas loin, quelques minutes à pied en sortant du village et en descendant vers la mer, le clocher dépasse des pins. Je récupère mes effets, et après les politesses d’usage, et je suis les indications de mon sauveur… Emile Couzinet, oui, il a fait des trucs drôles. En tout cas un type sympathique, oui. En ce temps il y en avait qui savait y faire, pis lui, dans le cinéma c’est pas les occasions qui manquent, alors il peut jouer le chevalier servant sans arrière pensée… Et puis en même temps je ne lui montrais ni ma grande forme, je ne faisais trop rêver en Mary Poppins réfugiée… Je vais voir la mer, parce qu’en 39, j’avais toujours pas vue la mer. Je devais aller en Normandie en 37, ça avait été un fiasco, la guimbarde de Marcel en rade, je rentre en bus avec la gamine qui vomit dans ce truc qui puait le fuel, le rêve : Marcel.

Les indications d’Émile me mène presque à ma destination, je tâtonne, je déduis avec les informations que j’ai. La route surplombe la descente vers la mer cachée par les pins et la dune pas bien haute, sur la droite, au garde à vous, se dresse un beau phare de carte postale rouge et blanc, qui lui se détache des pins, je ne vois pas de clocher, mais je me laisse guider, la voix du seigneur me guide ; en longeant la dune et les pins, je me laisse gagner par les parfums des chênes verts celui citronné des genets et de la sève des pins, dans la chaleur montant du sable, au loin un bruit nouveau effervescent et hypnotique, celui du ressac. Il y a quelques belles baraques de rupins quand même… A cette époque, y avait pas grand monde, quelques familles. Et là, sur ma gauche longeant un mur, une allée plonge directement vers la plage, j’en vois un petit bout a une centaine de mètres, du sable des rochers et une espèce de baraque de pécheurs avec un filet carré, je continue sous les pins, et là au détour j’aperçois une petite chapelle, blanche, notre dame des aviateurs, et je redemande mon chemin à des gens aussi paumés que moi, On n’est pas à Paris…

Du coup le chemin blanc m’emmène sur une corniche, qui tombe au bout de plage… Alors là c’est rien chouette, la première fois où tu vois la mer, tu as l’impression que plus rien ne peut t’atteindre, grand tranquille, pas de recoins tarabiscotés labyrinthiques de la ville, enfin voir loin, ha voir loin, ça c’est dingue, c’est philosophique ça voir loin, et comme on est à l’embouchure de la Gironde maintenant je le sais, on voit le Verdon en face, comme une « terra incognita », et un autre phare en pleine mer, alors là c’est pas banal ça , les baigneurs, les gamins, les voix et les cris des jeux d’eau, je me sens un peu exploratrice espagnole découvrant le paradis sur terre,

Je prends un chemin de douanier longeant la cote, qui entre sous des chênes verts, en passant un pont, le sol en contre bas est jonché de coquille blanche. Sur ma droite une allée ombragée de grands arbres, je préfère continuer devant moi sur le chemin de douanier, les troncs d’arbres sont soutenus par des pierres, couchés par les vents du large, je longe un muret surmonté d’un petit grillage en croisillons, je ressors dans ce petit bosquet et s’ouvre à moi l’immensité du large devant, il n’y a plus rien d’autre que la mer à perte de vue, forte, massive imposante, et sur la droite derrière le muret, une grande pelouse, au fond une propriété, colombages rouges basque, toiture de manoir anglais, Maison du 19ème que je reconnais, pour l’avoir vue en photo, Marie m’a expliquée en large et en travers…, un autre petit pont ; il y a bien une petite porte qui donne accès à une petite crique vraiment minuscule au bout de la propriété, mais je n’y ai pas accès,j e ne vais pas avec ma valdingue crapahuté dans les rochers. Et à quelques dizaines de mètres sur ce chemin de douanier, le muret laisse une ouverture sur une petite porte qui donne accès à la pelouse, cette porte de jardin n’est pas fermée à clé, j’entre, et longeant des arbustes un peu inquiétant je m’approche de la maison.

Une grande pelouse anglaise s’ouvre sur la mer, et donne certainement de la maison une vue imprenable, mais pour le moment l’accueil est plutôt froid. j’entre par la véranda qui ressemble à un salon de thé abandonné. J’appelle…. Personne. Si les poussières m’attendaient, il en manque par endroit, on est venu ici, il y a quelques fauteuils dont on a retiré les draps blancs, je deviens malgré moi, une Miss Marple, j’appelle encore, rien. Vide, je me risque à l’étage, il y fait presque trop frais, je passe les chambres, les salons, il persiste une odeur d’humidité et de baraque qui n’a pas pris la lumière… Et en passant, devant la salle de bain, dans l’embrasure en reflet du miroir, mon souffle se coupe, j’ouvre et je vois le sac à main de Marie, posé là, intrus total, je regarde dedans, tout y est, mais tout, enfin tout ce que je crois reconnaître d’elle. Là oui je peux imaginer le pire. Elle est donc passé ici, ou alors elle n’est pas loin, mais les meubles, je fais toutes les armoires des chambres tout est vide et d’ailleurs rien n’a été ouvert. Cette baraque commence à me foutre les j’tons, je retourne dans la salle de bain, j’ose à peine prendre le sac de Marie, je monte au deuxième étage, les chambres sont un peu plus petites mais la vue, c’est peut être la mienne qui sait.. Soit, je prends mes quartiers ici, soit, un petit hôtel mais où ? Soit je retourne chez mon bon samaritain.

L’électricité marche et l’eau aussi… chaude ? Oui… Un bain, je me fait couler un bain, et me met plus qu’à l’aise… Pas de voisinage, personne, pendant que le bain coule, je descends piquer une jolie robe légère et du blanc tout frais dans ma valise, Enfin fraîche, il y a un peu de maquillage de Marie, son rouge, j’ai quelques trucs à moi, et son parfum, juste un peu. Et je joue à la châtelaine, je prends les clés que je fourre dans mon sac et d’après ce que m’a dit Emile, il y a un patelin pas loin… un petit kilomètre en revanche, je connais pas, donc par la route… J’entends klaxonner et voit rigolard Emile décidément, « j’ai hésité à klaxonner de peur de vous faire tomber dans les pommes une nouvelle fois, allez montez  vous allez où ? » Bin je bredouille un machin qu’il interrompt « Je ne peux pas vous laisser dîner seule allez venez ».

Je ne refuse pas longtemps. Dans la voiture je lui raconte, toute ma petite installation, je joue les bravaches en disant que tout est normal, je ne raconte rien du sac à main… En me tapota nt la cuisse gentiment « Ne vous inquiétez nous ne dinons pas en tête a tête il y a quelques amis et vous êtes mon invitée… » La vache valait mieux pas que je sois invitée, le restaurant rien que ça et là alors là j’en suis restée Baba…. Danielle Darrieu, bin ouais elle a une maison avec Decoin…. Ha oui Darrieu, pour vous ça ne vous parle plus, mais la coqueluche de Paris là. Ca se chicanait un peu avec Decoin, et voilà qu’on me parle ; et où êtes vous descendue ou je ne sais quoi, alors vous êtes une amie d’Emile, et faites attention, s’il vous propose de faire du cinéma, vous êtes sauvée dit elle en éclatant de rire. C’est pour ça que je viens avec mon mari. J’ai tellement vue Marie et son art de la conversation, que finalement, les grands thèmes, un peu d’esprit, on retient quelques phrases, quelques mécanismes, et je me suis risquée à un bon mot sur les hommes puis Madame Darrieu a ri de ce bon mot qui fit mouche, et elle était une peu grise. Henri Decoin c’était un beau mecton aussi… Elle avait une baraque vers Nauzan, où on a fini la soirée. Je redoutais un peu qu’Émile en me raccompagnant, on avait tous bien bu, j’voyais le coup arrivé… Et puis non, la classe, il m’a laissé sa carte, en m’invitant à venir voir les studios de cinéma.. . Le téléphone des studios, il y est tous les jours… Mouais, « gentil n’a qu’un œil me disait maman »

J’avais fermé à clé comme, je suis sure d’avoir fermé à clé, et d’avoir laissé ma valise dans le petit salon… Plus de valise, et pour faire chic j’avais le sac à Main de Marie, le mien n’est pas vraiment fait pour sortir. Mon sac et ma valise volatilisés..

(A suivre)