Moi, Scénariste 4 ans

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En  1968, tout commence, enfin, je parle pour moi là, ce qui commence, c’est se cultiver. Oui déjà à 4 ans, le travail commence. Et ça commence Par Zorro, le Jeudi midi, sur la seule et unique chaîne de télévision et en noir et blanc.

Je vous la fait en accélérer, où d’ailleurs tout se mélange, les enquêtes de l’inspecteur Ludo de PIF, le premier Hitchcock, Simenon, Monsieur Lecoq,  Rouletabille, Léo Mallet, Boileau Narcejac, Le juge TI, Clouzot, Humphrey Bogart, Edward G Robinson, San Antonio, Melville , le doulos, Druon et ses rois maudits, je n’ai pas une culture d’hypokhâgne, non j’ai celle d’Audiard, d’Henri Jeanson, de Roumagnac, et de l’imperméable et du chapeau, mou, de la traction avant,  des sacs de billets qui s’ouvrent au fond de la piscine, du samouraï et de son jeu de clé de démarreur. Maigret tend un piège.

Oui bien sûr il y a des lectures plus savantes, mais quand même, le voyageur imprudent de Barjavel, Louis Jouvet, copie conforme, Quai des orfèvres… Je ne suis pas un gros lecteur, le cinéma, oui, « meurtre dans un jardin anglais » pour le ma raconter un peu,  Kubrick,  y’en a des tonnes. les bêtes du placard du cercle rouge, L’armée des ombres… Melville quand même je le cite, il m’a marqué le pépère.

C’est un truc qui vient se loger par là, quand je jouais aux gendarmes et aux voleurs, qu’on se raconte des histoires avec des sujets en plastique, u  mélange hétéroclite, de petites voitures, à la peinture écaillé, des soldat de plombs, en plastique, en plaque derrière le pot de moutarde sur la table entre verre avec Astérix floqué dessus, et la boite de vache qui rit.. J’avais deux boites en bois, remplis de trucs comme çà que j’associais pour me raconter mes histoires pendant que la radio tournait et que Pierre Bellemare devait déjà raconter ses histoires zextraordinaires.

Rien n’a véritablement changé depuis mes 4 ans, j’écoute toujours la radio, et je me raconte toujours des histoires… Alors ça suffit maintenant, j’vous les raconte, Faut que ça sorte Merci à maman pour m’avoir donné le gout du roman historique, merci à Papa pour m’avoir donné le gout du policier, et du film  noir, un fan de Simenon. J‘ai continué le boulot, en fait. Voilà pourquoi je farfouille dans ce coin, ça doit être pour que ne jamais que meurt ce moment de ma vie où tout y était si calme, si drôle, si rassurant. Ouais, il y en qui n’ont pas de bol dans la vie, et il y a ceux qui en ont… Moi ? J’en ai eu, à revendre, à partager, que ça en dégouline, alors quitte à m’amuser, autant en faire profiter tout le monde.

J’ai eu beaucoup de chance de tomber dans une famille tranquille, sans tralala. Sans vanité. Il y en a, Oui j’ai eu beaucoup de chance, et je n’ai pas souffert. Alors voilà pourquoi c’est toujours aussi présent, si je dois encore m’amuser c’est bien pour replonger dans mon monde merveilleux de l’imaginaire avec ce petit garçon de quatre ans qui va m’inspirer, qui est encore là, c’est lui qui va me guider. Étonnant non ? Comme disait l’ami Cyclopede.

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